Vue partielle des élèves policiers formés au maintien de l'ordre et au rescpect des droits de l'Homme et de l'Enfant durant les manifestations. Photo : Emile Kenkou/PNUD Togo

853 élèves agents de police (dont 83 élèves filles) ont bouclé le 12 octobre dernier à l’École Nationale de police de Davié (en périphérie nord de Lomé), cinq jours de formation sur les techniques de dispersion non-violente des foules et de protection des droits de l’homme et des droits des enfants, marquée par un exercice intense de simulation.

C’est la deuxième vague d’agents de police formés, après celle tenue en juin dernier avec 700 élèves-policiers formés. Ce qui porte cette année leur nombre à 1553 agents formés sur trois modules : la police de proximité, le droit humanitaire international et le maintien et le rétablissement de l’ordre en période d’élections.

Cette série de formations a été rendue possible grâce au projet "Renforcement des capacités nationales et communautaires de prévention des conflits et violences et de protection des droits de l’homme au Togo", élaboré par le ministère de la sécurité et de la protection civile en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et le Haut-Commissariat des Nations UNies aux Droits de l’Homme (HCDH) et financé par le fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la paix.

"Les forces de sécurité et de police, sous l’autorité du gouvernement, ont pour mission de protéger le libre exercice des droits et des libertés et de garantir la sécurité des citoyens et de leurs biens (article 49 de la constitution togolaise)", a déclaré Mme Fosca Giulidori, la Représentante résidente adjointe de l’UNICEF au Togo au nom du Système des Nations Unies. La protection des droits de l’homme par les forces de sécurité se matérialise à travers plusieurs activités entre autres, la gestion non-violente des foules", a-t-elle précisé.

L’exercice de simulation est basé sur le scénario suivant : « Des manifestants surexcités, tous supporters d’un conseiller municipal issu de la minorité, ont envahi la mairie d’une commune imaginaire dénommée +Zoulou+ - jetant toutes sortes de projectiles aux agents de police pour exiger la réhabilitation des pistes rurales et la construction de salles de classes, alors que le conseil municipal tenait sa réunion/bilan. Repoussés jusqu’à la sortie de la mairie, ils ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes et de canon à eau. Ils ont dressé de barricades et brûlé de pneus. »

'Servir le pays de façon professionnelle et non par violence gratuite'

Au nom du Gouvernement, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Yark Damehame a remercié les Nations Unies pour cet appui qui vient renforcer le professionnalisme des forces de police en maintien de l'ordre et au respect des droits humains. "C’est un exercice avec des projectiles préparés. Vous allez vous retrouver en ville avec des manifestants non préparés qui vont utiliser toutes sortes de projectiles. Gardez toujours à l’esprit qu’ils ne sont pas vos ennemis, mais plutôt des compatriotes. Il faut les traiter humainement", a prodigué le ministre de la sécurité à l'endroits des nouveaux agents.

"Vous vous êtes volontairement engagés pour servir le pays de façon professionnelle, pas de violence gratuite. Nous devons nous rabaisser pour que nos compatriotes n’aient pas peur de nous", a t-il ajouté

M. Aliou Dia, Représentant Résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Togo et de hauts responsables de la police nationale ont assisté à la cérémonie.

Pour rappel, les agents des forces de sécurité ont fait face à plusieurs manifestations organisées par l’opposition, parfois dispersées. D’autres se sont soldées par des pertes en vies humaines.

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