Echange de documents entre un bénéficiaire et le Représentant du PNUD sous le regard satisfait du représentant du ministre de l'Environnement. Phot : Emile Kenkou/PNUD

Deux cent quatre-vingt-six mille dollars (286,000 USD) dollars américains, soit un peu plus de cent soixante-huit millions (168,000,000) de francs CFA. C'est le montant total des subventions que le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Togo vient d'octroyer à neuf (9) organisations de la société civile, dans la cadre de la mise en œuvre du Programme de Microfinancements du Fonds pour l’Environnement Mondial (PMF/FEM).

La cérémonie de signature des protocoles de financement a eu lieu ce jeudi 6 février 2020, entre le Représentant Résident du PNUD, M. Aliou DIA, et les responsables des neuf organisations bénéficiaires, en présence du Secrétaire Général du Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Protection de la Nature, M. Koffi Aoufoh DIMIZOU.

"C'est un ensemble de petits projets que nous finançons sur l'ensemble du territoire parce que le développement doit partir de la base" a affirmé le représentant du PNUD, M. Aliou Dia. Et d'ajouter que "l'environnement constitue un pilier pour le développement"

Le représentant du ministre de l'environnement, a pour sa part souligné les efforts du Togo en matière de lutte contre les changements climatiques. "Mais seul, il ne peut relever les défis environnementaux auxquels le pays est confronté" a t-il dit. M. Dimizou a salué l'impact des projets communautaires au niveau local qui ont permis de tester des approches, techniques et outils pour entre autres,  la conservation de la biodiversité biologique, la lutte contre la dégradation des terres et la desertification, la protection  des eaux internationales, la lutte contre les produits chimiques  et les déchets dangereux, etc. Il a également apprécié le "rôle crucial du PNUD aux côtés du Togo pour la réalisation des objectifs de développement et appelé à la mobilisation de plus de ressources en faveur du Plan national de développement (PND) et des Objectifs de développement durable (ODD)".

Dans le canton de Lotougou (préfecture de Tone), l’Ong Action Réelle sur l’Environnement l’Enfance et la Jeunesse (AREJ) avec le projet "développement de l’agroécologie dans le village de Tonte", compte appuyer et accompagner la transition agroécologique de la localité en assurant une souveraineté alimentaire des populations notamment des femmes et des jeunes.

A Bogou (préfecture de Tandjouaré), l’Ong Conseils pour un Développement Utile en Afrique (CODE OTILE) avec le projet de "production et vulgarisation des pesticides biologiques dans la région des savanes", prévoit installer une unité de production de biopesticide à base de neem et accompagner les producteurs agricoles principalement les jeunes maraichers.

Le projet de "gestion durable des eaux et des sols dans le canton de Lassa dans la Kozah" de l’Ong Initiative Action et Développement Village-Togo (IADV Togo) vise à renforcer les capacités des leaders communautaires pour la restauration et la gestion durable des ressources naturelles et restaurer les forêts galerie.

Toujours dans la Kozah, dans le canton de Kpinzinde, l’Association des Partisans de Lutte pour l’Environnement (ASPALUPE) mise sur l’"électrification solaire du village de Kpinzindè" pour améliorer le cadre et les conditions de vie des populations de la localité par l’électrification solaire des infrastructures sociales dont une unité de soin périphérique et 4 écoles.

Le troisième projet de la région de la Kara porté par l’Ong Action Coopération Rurale pour le Développement en Afrique (ACCORD-AFRIQUE), consiste en la création de plantations d’anacardiers dans cinq écoles riveraines du parc de Djamdè et vise à augmenter la couverture végétale et à lutter contre les effets négatifs des changements climatiques à travers la création de 10 ha de anacadium orientale dans cinq établissements scolaires de la localité.

"Notre projet, c’est la plantation des anacardiers sur 10 hectares au moins dans la préfecture de la Kozah. Nous tous, nous savons l’impact de la verdure sur l’environnement et en plus les anacardiers produiront des fruits qui peuvent constituer une autre source de revenu pour la population", a confié Mme Mlawoo Toro (représentante de ACCORD-Afrique).

Le projet de "compostage des déchets ménagers de la commune de Tchamba 1" dans la centrale, a pour but de renforcer le système de collecte des déchets ménagers de la commune.

Dans les plateaux plus précisément dans le canton de Djémégni, la "mise en valeur et gestion durable de la forêt communautaire d’Agbédougbé" permettra de mettre en œuvre le plan simple de la gestion de la forêt en reboisant 4,5 hectares des périphéries de la forêt en bois-énergie, en vergers et plantes médicinales.

Le CVD d’Ando-Kpomey dans la région Maritime avec le projet "aménagement et valorisation de la retenue d’eau de Ando-Kpomey", va augmenter la capacité de rétention de la retenue, installer un système de pompage solaire pour faciliter la culture irriguée et le renouvellement de l‘eau des étangs piscicoles.

A Lomé, l’Ong Dynamique des Volontaires Sociaux (DYVOSO) porte le projet d’"installation d’une unité de recyclage de papiers et cartons usagés en mobiliers à Lomé".

Ce projet vise à collecter et recycler au moins 60 tonnes de déchets, produire au moins 300 tables bancs pour des écoles et orphelinats. Il permettra de créer 10 emplois décents et durables pour les jeunes.

"Ce financement, c’est pour une unité de recyclage des papiers et de cartons usagés pour la production de meubles. Nous voulons collecter et recycler plus de 60 tonnes de papiers pour éviter qu’ils soient déversés comme déchets dans la nature et de là préserver l’environnement", a aussi confié Palou-Poukin Kombate (représentant de l’Ong DYVOSO).

Depuis 2009, le PMF/FEM appuie et accompagne, jusqu’à hauteur de cinquante mille (50,000) dollars, par projet, des initiatives de gestion des ressources naturelles et de protection de l’environnement, identifiées par les communautés à la base et portées par les organisations de la société civile au Togo.

A ce jour, le programme a financé cent quatre (104) projets, pour un montant total de deux millions neuf cent cinquante-deux mille huit cent soixante-quinze (2,952,875) dollars, soit un peu plus d’un milliard sept cents millions de francs CFA. Ces projets comportent des composantes socio-économiques, destinées à l’amélioration du cadre et des conditions de vie des populations bénéficiaires.

Les neuf (9) nouveaux projets, retenus au terme d’un processus sélectif, contribueront à soutenir les initiatives communautaires de conservation, de restauration et d’utilisation durable des ressources naturelles, comme moyens de renforcement de la résilience des populations, face aux effets néfastes des changements climatiques. Ils seront mis en œuvre, dans toutes les régions du Togo, au cours des deux prochaines années.

Les subventions accordées, au titre de ce nouveau round de financement, sont comprises entre 10 et 28 millions de francs CFA, par projet. 

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