Allocution de Mme Khardiata Lo N'Diaye à l'occasion du lancement des Consultations nationales de l'agenda post 2015 sur les OMD

10 janv. 2013

Excellence Monsieur le Ministre auprès du Président de la République chargé de la Planification, du Développement et de l’Aménagement du Territoire,
Excellences Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement,
Excellences Mesdames et Messieurs les représentants des institutions de la République,
Excellences Messieurs les chefs de missions diplomatiques,
Excellences Mesdames et Messieurs les représentants des organisations internationales,
Chers collègues du Système des Nations Unies,
Distingués représentants de la société civile et du secteur privé,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,

Qu’il me soit permis tout d’abord d’adresser mes vifs remerciements au gouvernement togolais, à travers Monsieur le Ministre auprès du Président de la République chargé de la Planification, du Développement et de l’Aménagement du Territoire, pour son engagement sans réserves dans cette initiative mondiale portée par le Secrétaire Général des Nations Unies.

Cette initiative est le prolongement des efforts continus des Nations Unies, visant à faire du développement et de la coopération internationale, les éléments essentiels pour la paix et le progrès des peuples à l’échelle de l’humanité. En effet, la série des grandes conférences des années 90 a contribué de façon décisive à doter notre humanité d’un cadre de référence susceptible d’assurer à chaque être humain des droits fondamentaux pour un épanouissement dans l’équité. De cet important travail intergouvernemental, est issue la signature, par les chefs d’Etat et de gouvernements, de l’historique déclaration du millénaire en septembre 2000, à laquelle sont liés 8 objectifs de développement, assortis de cibles et d’indicateurs précis.

Les Objectifs du Millénaire pour le Développement concrétisent la volonté des nations de rompre avec les discours interminables sur le développement des décennies 60 et 70 et de dépasser les échecs de la période des ajustements structurels des années 80 et 90. Pour la première fois dans l’histoire, l’ensemble des chefs d’Etat et de gouvernements ont pris des engagements mesurables, précis et concrets, susceptibles de changer la vie de leurs concitoyens au quotidien et de préserver la paix et l’environnement pour tous.

Excellence Monsieur le Ministre auprès du Président de la République chargé de la Planification, du Développement et de l’Aménagement du Territoire,
Distingués invités,

Avant de chercher à réfléchir sur notre projet commun de développement, à l’échelle planétaire, après 2015, il convient de savoir ce que l’on peut retenir du cycle des OMD à ce jour, car voilà plus de 10 ans qu’ils constituent le cœur de notre travail quotidien.

La bonne nouvelle, c’est que la situation s’améliore au niveau planétaire, malgré les nombreux défis. Le dernier rapport de l’ONU sur les OMD parut en 2012 indique que 3 cibles sur 9 sont susceptibles d’être atteintes dans les 720 jours qu’ils nous restent pour atteindre 2015; il s’agit de la réduction de moitié de la pauvreté extrême (OMD 1), de l’amélioration des conditions de vie de plus de 200 millions d’habitants des bidonvilles et de la réduction de moitié du nombre de personnes qui n’a pas accès à l’eau (OMD 7).

Cette bonne nouvelle en cache cependant une mauvaise ; malgré les bons résultats globaux,les projections indiquent selon toute vraisemblance qu’en 2015, plus de 600 millions de personnes dans le monde n’auront toujours pas accès à une eau potable améliorée ; près d’un milliard vivront avec moins de 1,25 dollar par jour ; des mères continueront de mourir en donnant la vie et des enfants périront de maladies évitables. En 2015, les débiteurs d’obligations, dont nous faisons partie, n’auront pas garanti à tous les droits fondamentaux qui leur sont reconnus en tant qu’habitants de la planète Terre !

Autre mauvaise nouvelle, l’Afrique est la partie du monde qui accuse le plus grand retard dans l’atteinte des OMD. Les bonnes performances actuelles de l’Afrique en matière de croissance masquent de fortes inégalités dans l’accès aux services sociaux. Ces inégalités sont notamment fondées sur le revenu, le genre ou le lieu de résidence.

L’Afrique subsaharienne est la partie du monde dont les chances d’atteindre les OMD à l’horizon de 2015 sont les plus faibles. Si elles ne sont pas corrigées, de telles tendances risquent de conduire à des tensions sociales et compromettre les gains déjà obtenus au titre des OMD.

Concernant le cas du Togo, notez que selon le rapport paru en 2010, seuls 3 des Objectifs du Millénaire pour le Développement sur les 8 retenus sont susceptibles d’être atteints d’ici à 2015, dans le domaine de l’éducation primaire pour tous, l’amélioration de la santé maternelle et la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme et autres maladies.

Ces résultats attestent des efforts conséquents à déployer pour atteindre les cibles convenues dans les autres domaines tels que la réduction de la pauvreté et la faim, l’autonomisation des femmes, la réduction de la mortalité infantile, la protection de l’environnement ou le partenariat et la coopération pour le développement. De ce fait, il est impératif que les décideurs conçoivent des politiques susceptibles de réduire les inégalités et la vulnérabilité, de promouvoir la cohésion sociale et d’appuyer des progrès soutenus en Afrique pour la réalisation des OMD.

Excellence Monsieur le Ministre auprès du Président de la République chargé de la Planification, du Développement et de l’Aménagement du Territoire,
Distingués invités,

C’est dans ce contexte préoccupant et difficile qu’en septembre 2010, l’Assemblée Générale de l’ONU a enjoint au système des Nations Unies d’éclairer le débat sur le développement et de mener des discussions internationales sur l’action en faveur du développement après 2015.
A cet effet, le Secrétaire Général a annoncé que le cadre de développement post 2015 doit être basé sur une approche inclusive, du bas vers le haut et dictée par les priorités nationales et locales.

Comment les populations voient-elles leur avenir ? Faut-il un nouveau cadre d’objectifs pour adresser les causes de la pauvreté ? Faut-il penser au-delà de la pauvreté et des OMD actuels pour mieux saisir les questions de développement ? Quelle devrait être l’architecture du prochain cadre de réflexion et d’action pour le développement à l’échelle mondiale ?

Voilà quelques questions, parmi tant d’autres, qui seront soumises aux différentes couches de la population togolaise représentatives des forces vives du pays. En revenant ainsi vers la base, l’ONU veut aller au-delà des processus essentiellement intergouvernementaux qui ont abouti à la Déclaration du Millénaire et aux OMD. Les recommandations issues de ces consultations serviront ensuite à alimenter les discussions des états membres des Nations Unies pour la définition du cadre de développement post 2015. Un panel de haut niveau a ainsi été institué par le Secrétaire Général de l’ONU. Composé de 26 personnalités de haut rang, il est coprésidé par Monsieur SusiloBambangYudhoyono, Président de l’Indonésie, Madame Ellen Johnson Sirleaf, Présidente du Libéria et par Monsieur David Cameron, Premier Ministre Britannique.

Excellence Monsieur le Ministre auprès du Président de la République chargé de la Planification, du Développement et de l’Aménagement du Territoire,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,

L’enjeu des consultations sur l’agenda du développement post 2015 est grand. Il l’est encore plus pour l’Afrique. Le Togo fait partie des 19 pays africains (sur une cinquantaine au niveau mondial), retenus pour ces consultations.
Le monde veut entendre la voix des Togolais pour réfléchir sur son action future en matière de développement. C’est à la fois un privilège et une responsabilité. Je me dois de saluer une fois de plus, l’engagement du gouvernement et des collègues du système des Nations Unies au Togo dans cet important exercice. Je salue également l’intérêt manifesté à ce jour par la communauté des partenaires au développement et par l’ensemble des forces vives de la nation togolaise.

Je vous remercie de votre aimable attention.

PNUD Dans le monde

Vous êtes à PNUD Togo 
Aller à PNUD Global

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe