" La route du développement passe par le développement des pistes qui relient les routes " Khardiata Lo Ndiaye

22 juin 2017

Accueil enthousiaste des populations à l'endroit de la délégation à l'instar des femmes du village de Gnon, dans les Plateaux. Photo : PNUD Togo/Emile Kenkou

Six mois après, le lancement des travaux de construction et réhabilitation des pistes rurales, l’une des premières composantes du Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) au Togo, l'heure est au bilan. Une mission conjointe de supervision PNUD-Gouvernement a sillonné du 6 au 15 juin dernier, les 406 km de pistes en cours de réalisation dans les 5 régions du pays. Objectifs, toucher du doigt l’avancement des travaux sur le terrain, échanger avec les populations des localités concernées et les responsables des 12 entreprises et 5 bureaux de contrôle retenus afin de recueillir leurs impressions et avis sur la qualité des pistes en cours de réalisation.Conduite par la Représentante Résidente du PNUD, Mme Khardiata Lo Ndiaye et le Ministre des infrastructures et des transports, M. Ninsao Gnofam, la mission s’est dite ‘’satisfaite de la qualité des travaux ‘’. Carnet de route

Région des Savanes (600 Km au Nord de Lomé), première étape de ce périple. Cinq lots de pistes parcourus. Dans cette région, la plupart des travaux ont été lancés en novembre et décembre 2016. Démarré à Tadjouaré avec la visite de la piste Tandjouaré-Bogou-Yembour-Fré Ghana (tronçon long de 21 km), le périple a pris fin vers Cinkassé où le ministre Gnofam et Mme Khardiata Lo Ndiaye ont fait le tour de la piste Sintoti-Biankouri-RNI (longue de 20 km). A chaque étape, les deux délégations ont échangé notamment avec les responsables des entreprises et misions de contrôle (retenues pour les travaux) et les populations. Sur certains chantiers, la mission a directement échangé avec les ouvriers.

‘’Ce que nous avons vu, ce sont des entreprises à l’œuvre pour réaliser le programme de pistes qui leur est confié dans le cadre du PUDC. Les entreprises savent aussi que le PNUD n’hésitera pas à appliquer les pénalités de retard, conformément aux contrats, pour leur permettre de rehausser le niveau de performance’’ a déclaré la Représentante Résidente du PNUD. S’agissant de la qualité des ouvrages déjà réalisés, ‘’les travaux sont exécutés selon les règles de l’art’’, a affirmé Mme Khardiata Lo Ndiaye.

La région de la Kara a été la seconde étape de la mission avec la visite de quatre tronçons de pistes pour une distance totale de 80 km : Alloun-Broukou-Namon-Guérin Kouka (45 km), Guérin Kouka-Kidjaboum (20 km) et Kidjaboum-Katchamba (15 km). 

Tout comme dans la région des Savanes, la mission a également échangé avec les populations de Broukou, Kidjaboum et de Namon. A Namon (préfecture de Dankpen), la séance s’est déroulée dans une grande liesse. La grande cour de l’Ecole primaire publique a été aménagée pour recevoir les « visiteurs ».

"L’ancienne piste rurale a été construite en 1982. C’est un sentier qui s’est totalement dégradé au fil des années", raconte Diabaré Litchoutombé, secrétaire du chef canton de Namon.

"Les femmes éprouvaient d’énormes difficultés pour transporter leurs marchandises dans le marché de Broukou. Les habitants des villages voisins ne pouvaient pas aussi fréquenter notre marché. En plus, évacuer un malade, était un parcours du combattant. Mais grâce au PUDC, nous avons une jolie piste et nous attendons sa réception officielle, car les travaux ne sont pas encore terminés", se réjouit-t-il.

Assis non loin sur un banc, Balatchaki Fataka, agriculteur, la cinquantaine, renchérit : "Cette piste est un précieux cadeau pour notre canton".

Le canton de Namon compte environ 12.000 habitants. C’est une population qui vit notamment de l’agriculture et de l’élevage. "Depuis quelques jours, je fais sortir facilement mes produits, car les taxis arrivent maintenant chez nous", apprécie Balatchaki, dont l’activité principale est la culture de céréales et autres produits (maïs, igname, sorgho et coton).

"Nous avons écouté des témoignages très poignants des populations qui nous ont décrit les conditions difficiles (situation d’enclavement et mauvais état des pistes) dans lesquelles elles vivaient. Ce que nous avons vu aujourd’hui, traduit très bien le slogan qui nous est venu à l’esprit : la route du développement, passe par le développement des pistes qui relient les routes", a dit Mme Khardiata Lo Ndiaye.

Accélérer la cadence

Cap sur la région Centrale où trois lots de pistes rurales ont été sillonnés : Tchamba-Krikri-Kazakalé-Frontière Bénin (31 km), Kouloumi-Balanka (18 km) et Frontière Bénin-Balanka-Kousountou (19 km). A cette étape, la mission s’est dite "satisfaite" de l’état d’avancement des travaux. "Je n’ai pas hésité à féliciter les responsables de ces entreprises qui ont fait du bon travail", a dit le ministre Gnofam."Nous allons exhorter les responsables des autres entreprises dans les Savanes et dans la Kara où il y a quelques manquements, à suivre l’exemple de leurs collègues de la Centrale. Nous veillons au grain et nous espérons que tout le monde restera dans les délais.", a-t-il ajouté.

Même son de cloche du côté de certains transporteurs rencontrés sur place.

"Avant, la piste n’était pas du tout praticable. De Balanka à Kousountou, on éprouvait d’énormes difficultés. Maintenant, nous nous déplaçons facilement", témoigne Abalo Gafarou, conducteur de tracteur.

"Aucune voiture ne pouvait passer sur cette voie. Elle était impraticable. Nous avons mis le paquet pour satisfaire les populations", se félicite Laptio François, directeur de l’entreprise Ecoba-K.

Un petit tour dans le marché de Kousountou a permis de toucher du doigt l’importance de la piste Frontière Bénin-Balanka-Kousountou pour les commerçants et commerçantes.

"La réhabilitation de cette piste est un ouf de soulagement pour nous. Il était très difficile de passer par là. En plus, des braqueurs se cachaient fréquemment dans la brousse et dépouillaient les commerçantes. Maintenant, nous prenons la piste sans problème", a confié Mme Djémila Ibrahim. Cette revendeuse de maïs et de Soja venue de Tchamba, s’approvisionne tous les jeudis sur le marché local de Kousountou.

Après une pause de quelques jours, la mission de supervision a repris son périple dans la région Maritime et celle des Plateaux. Dans la Maritime où sont exécutés quatre lots de pistes, trois ont été sillonnés (le quatrième ayant été déjà visité) : Agbélouvé-Zafi-Ahépé (28 km), Gapé Centre- Agbélouvé (10 km) et Assahoun-Gapé Kpédzi (15 km). Pour les quatre lots de pistes les taux d’exécution varient entre 44 et 52%. Sur cette étape, la mission a affiché sa satisfaction. "Une bonne satisfaction pour le niveau d’avancement des travaux. Pour la qualité, c’est la même observation partout. Nous sommes satisfaits", a affirmé Mme Khardiata Lo Ndiaye.

"Mais de façon générale, nous maintenons le même niveau de pression sur toutes les entreprises, afin d’éviter les retards sur les chantiers", a-t-elle souligné.

Des besoins nouveaux

Partout où la délégation s’est rendue, les populations ont partagé leur totale satisfaction quant à la réalisation de ces ouvrages, véritable exutoire pour sortir du désenclavement et lutter contre la pauvreté. Mais le chantier reste immense.

"Nous avons visité une piste qui n’est pas dans le PUDC et qui a fait l’objet d’une doléance des populations. Nous allons la considérer dans la deuxième phase", a confié le ministre Gnofam.

La mission a également visité un pont qui n’est pas prévu dans le PUDC, mais qui sera achevé, tout le matériel étant déjà disponible pour la finition.

‘’Les pistes en rénovation nous aident énormément. Grâce à ces travaux, les voitures transportant nos produits pour les marchés de la région ne s’embourbent plus en temps de pluie ou ne finissent plus leur course dans les ravins ‘’, a témoigne dame Ségbédji Akossiwa, commerçante rencontrée à Gapé-Centre. ‘’Il est aussi devenu plus simple de transporter les malades et surtout, les femmes enceintes vers les hôpitaux de la région. Nos enfants aussi circulent librement et font leurs affaires plus facilement d’un village à un autre ‘’, s’est-elle réjouie.

La réception technique des ouvrages est prévue à partir du mois d’août. Au Total 12 entreprises retenues dans le cadre de la première phase des travaux de construction de 406 kilomètres de pistes rurales dans les cinq régions du Togo. Montant global : 11, 4 milliards FCFA.

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