Un nouveau plan consolidé contre le Vih/Sida au Togo

26 juin 2015

Photo de famille à l'issue de la rencontre. Photo Emile Kenkou/Pnud Togo

"Après trente années d’efforts sans relâche dans le combat qui nous oppose au VIH/Sida, nous sommes aujourd’hui en mesure de capitaliser sur les succès, d’identifier les goulots d’étranglement et de tirer les enseignements pertinents pour mieux orienter notre combat". C’est en ces termes que le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Togo, Mme Khardiata Lo Ndiaye, a ouvert le 16 juin dernier à Lomé, une rencontre destinée à finaliser le plan de travail annuel de l’Equipe conjointe des Nations Unies sur le Vih et le Sida au Togo.

Ce plan consolidé a été présenté à l’ensemble des acteurs intervenant dans la lutte contre ce fléau, notamment aux responsables du Secrétariat Permanent du Comité national de lutte contre le Vih/Sida (SP/CNLS), du Programme national de lutte contre le sida (PNLS), des différents départements ministériels concernés et des Organisations de la Société civile. L’objectif est de s’assurer de la prise en compte effectif des priorités nationales, de permettre également à l’équipe d’avoir une synergie d’action et d’éviter les doublons.

La prévention, la gouvernance et la sécurisation des intrants sont les trois axes retenus par l’équipe conjointe du Système des Nations Unies dans le cadre de son appui à la réponse nationale au VIH/sida. Et depuis une dizaine d’années, les résultats sont probants. Selon les dernières données, on observe une tendance à la baisse du nombre de nouvelles infections (de 6649 en 2010, on est passé à 2447 en 2014), le taux de prévalence a chuté de 5,8 % à 2,5 % sur la même période. Il faut relativiser, explique cependant le Prof. Vincent Pitché du SP/CNLS.  "L’épidémie est plus urbaine que rurale" estime t-il. Elle décroit de plus en plus lorsqu'on s’éloigne de Lomé, du fait du très fort taux de prévalence des populations dans la capitale, les régions Maritime et des Plateaux.

C’est pourquoi, les acteurs ont exprimé le besoin d’agir au plus vite. "Les défis qui restent à relever sont importants » ont-ils dit. « Il ne faut pas jouer au pompier et attendre que les gens s’infectent pour intervenir, mais agir et maximiser dans la prévention" avance Dr Assétina Singo-Tokofai du PNLS. Celle ci a présenté les progrès notables obtenus dans le cadre de la prévention de la transmission du VIH/sida de la mère à l’enfant (PTME) et les perspectives d’ici 2020.

Parmi les priorités retenues, le programme conjoint, démarré depuis 2013, entend agir sur la prévention à l’endroit des populations clés, les adolescents et les femmes en âge de procréer. Il se focalise également sur le traitement et le soutien aux personnes vivant avec le vih et celles atteintes de tuberculose (en 2014, près de 300 000 personnes ont été dépistées). Enfin, les faiblesses structurelles du système de santé et de la gouvernance dans le secteur devront être améliorées pour atteindre les résultats espérés.

Selon Dr Christian Mouala, Directeur Pays de l’Onusida au Togo, "le pays a les moyens de faire face à l’épidémie en accélérant la riposte d’ici 2030". L’engagement et le leadership des autorités togolaises ces dernières années ont été salués. Ils ont permis d’augmenter la contribution financière de l’Etat aux côtés des partenaires nationaux et internationaux. Les Nations Unies ont toujours répondu présent aux sollicitations des autorités togolaises, en contribution directement au financement de la réponse nationale ou en facilitant l’accès des financement importants au près du Fonds mondial. Ce dernier vient d’octroyer au Togo 37 millions de dollars pour la lutte contre le vih et la tuberculose.

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