De jeunes éducateurs, promoteurs et internautes formés pour la paix

5 mars 2015

Lors du lancement du projet de la CNSC. Mme Lo Ndiaye à côté du ministre Bawara (en costume sombre). Photo PNUD/ EK

Deux des dix organisations de la société civile togolaise, bénéficiaires des subventions accordées par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour mener différentes actions de sensibilisation et d’éducation citoyenne, la prévention de conflits et la mise en place de mécanismes d’alerte précoce, la réconciliation nationale et la participation démocratique, ont commencé à dérouler ce 03 mars 2015, leurs activités. Ces activités entrent dans le cadre du projet d’une construction durable de la paix au Togo.

Le Groupe de réflexion et d’action Femme Démocratie et Développement (GF2D) a entrepris de mobiliser les organisations de femmes et de jeunes en vue de mener des actions de paix et de prévention de conflit pendant le processus électoral.
A cet effet, une soixantaine de personnes issues des organisations de la société civile, de femmes, jeunes et leaders communautaires sont formés sur " les techniques de détection de conflits et de tensions communautaires mais aussi sur les stratégies de prévention et de résolution de ces conflits communautaires ", a rappelé la présidente du GF2D, Mme Lolonko Gbadegbegnon à l’ouverture de l’atelier.

Une seconde formation va réunir la semaine prochaine , du 12 au 13 Mars à Atakpamé (environ 165 km de Lomé), " les internautes de paix " dont la mission sera " d’utiliser les réseaux sociaux comme pour échanger les messages de paix et sensibiliser sur la nécessité d’avoir des comportements de paix durant le processus et en tout lieu ", a pour sa part précisé Mme Epiphanie Houmey Eklu-Koevanu, coordonnatrice dudit projet

Pour la Représentante Résidente du PNUD au Togo, Mme Khardiata Lo N’diaye, "des progrès ont été accomplis certes, mais le processus de paix reste fragile et les acquis pourraient être annihilés si une action globale n'est entreprise." Elle a salué l'initiative du GF2D qui va permettre a-t-elle dit de "prévenir et gérer les conflits afin de garantir une paix durable à la communauté et à la société en général indispensable pour le développement économique et social du pays."

Le second événement, a été celui au cours duquel la Concertation nationale des organisations de la société civile (CNSC) a lancé son projet intitulé " veille citoyenne pour la paix autour de la présidentielle de 2015 ". Une cérémonie à laquelle ont pris part le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales, M. Gilbert Bawara, la représentante du ministre des droits de l’homme chargé de la mise en œuvre des recommandations de la Commission Vérité - Justice et Réconciliation (CVJR), la Représentante Résidente du PNUD, des chefs traditionnels et des membres de la société civile.

Selon le directeur exécutif de la CNSC, Komivi Séméko Amégakpo, " des actions visant à prévenir des conflits et violences avant, pendant et après le scrutin présidentiel seront conduites à travers un mécanisme d’alerte précoce au niveau national, régional et local, ainsi que la mise en place d’une cellule de veille pour la Paix au siège de la CNSC le jour du scrutin". Concrètement, seront formés et déployés 30 membres des centres régionaux pour la paix dans les cinq régions économiques et la commune de Lomé, de même que 80 jeunes promoteurs de la paix dans les 35 préfectures du pays et les 05 arrondissements de la capitale.
Le projet mettra également un accent particulier sur la durabilité de l’action à travers la constitution de personnes ressources (environ une trentaine) chargées d’animer les centres régionaux de la paix qui seront déployées sur le terrain avant, pendant et après les échéances électorales.

Le ministre Bawara a salué cette initiative qui revêt selon lui, " un caractère inclusif " en ce sens qu’elle garantit une large participation politique à la gestion des affaires politiques en mettant en action la chefferie traditionnelle, les forces de sécurité, l’administration publique et la société civile surtout les jeunes. " L’élection ne doit pas être un moment perturbateur de la cohésion, une étape de remise en cause du processus de réconciliation nationale. Il faut que cette élection se passe en se conformant aux normes et aux standards internationaux en matière de transparence, de fiabilité et d’équité, " a t-il dit.

De son coté, la Représentante Résidente du PNUD s’est réjoui de ces différentes initiatives. Elle a salué l’engagement des acteurs et les a encouragés à semer partout où besoin est, les graines de la paix afin que les acquis des résultats des scrutins de 2010 et 2013 soient consolidés. " Les capacités qui sont intrinsèques à nos sociétés à être résilientes aux conflits, de gérer par la médiation et la négociation, les conflits, petits ou grands qui peuvent naître sont à mettre à profit. Le PNUD ne se lassera jamais à apporter un tel appui aux institutions gouvernementales et de la société civile "  a t-elle conclu.

A titre de rappel, c’est le 23 janvier dernier que dix (10) OSC ont signé avec le PNUD, des conventions de financement d’un montant global de 140 millions de francs CFA, environ 300 000 dollars pour la mise en exécution de différents projets afin de prévenir les violences et assurer le maintien de la paix sur l’ensemble du territoire national en vue d’asseoir une infrastructure durable de paix au Togo.
La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), la Cour constitutionnelle, le ministère de l’administration territoriale et celui de l’intérieur et de la sécurité bénéficient également de l’accompagnement du PNUD, du Système des Nations Unies et de l’ambassade de l’Allemagne au Togo dans le cadre de leurs activités de sensibilisation, de renforcement de capacités afin que le prochain scrutin se déroule dans la paix, la transparence et le respect des droits humains.

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