La SCAPE passe sa revue

13 nov. 2014

vue partielle des partenaires au développement du Togo. Photo : EK/Pnud Togo

Le gouvernement et l’ensemble des partenaires au développement tant nationaux qu’internationaux regroupés au sein du Conseil national de pilotage des politiques de développement (CNPPD) ont procédé à la première revue de la SCAPE, la stratégie de croissance accélérée et de promotion de l’emploi, le 13 novembre dernier à Lomé. Une occasion pour les partenaires d’examiner les principaux résultats de la mise en œuvre de la stratégie durant 2013 et formuler des recommandations.

Sous la conduite du Premier ministre togolais, Séléagbodji Ahoomey-Zunu, les travaux ont permis aux participants d’apprécier les résultats obtenus en une année de mise en œuvre. Tous les secteurs de développement ont été passés au crible (éducation, santé, infrastructures, emploi, etc. )

Dans le secteur agricole par exemple, les résultats restent mitigés (le taux de croissance du PIB agricole a été négatif en 2013 -4,8%) alors que des progrès ont été enregistrés en matière de développement industriel. Le tourisme a connu un regain d’activité avec une augmentation sensible du nombre de touristes, de même qu’on note une progression dans le secteur de développement d’infrastructures routières et du réseau ferroviaire, énergétiques et des télécommunications.

Selon le chef du gouvernement et également Président du CNPPD, cette revue offre l’occasion de tirer les enseignements des résultats obtenus. M. Ahoomey-Zunu a attiré l’attention des uns et des autres sur l’engagement mutuels et surtout ceux du gouvernement lors de la signature des accords de partenariat. « Vous ne devez pas prendre des engagements dont vous n’avez pas les moyens de respecter » a-t-il dit à l’endroit de la partie nationale, en référence à ceux pris avec le fonds mondial. Il a également souligné l’obligation pour tous les ministres de participer à la session du CNPPD et d’assurer le leadership du fonctionnement des comités sectoriels.

Plusieurs recommandations ont été formulées par les principaux partenaires. Le secteur privé s’est appesanti sur l’amélioration du système de passation des marchés, l’amélioration du climat des affaires, l’extension du guichet unique du commerce à l’aéroport et à tous les autres points d’entrée du pays. Il a également exhorté le gouvernement à réduire les coûts des facteurs de production et instaurer un véritable dialogue entre le secteur privé et le secteur public.

La société civile a pour sa part apprécié les progrès accomplis dans différents secteurs et souhaité que les recommandations formulées soient mises en œuvre. Elle a encouragé le gouvernement à accélérer l’adoption des textes et des politiques, étendre la couverture de l’assurance maladie à toutes les autres catégories socioprofessionnelles, promouvoir l’éducation de la jeune fille en mettant en place un fonds d’appui à la scolarisation de la jeune fille. Elle a également appelé les autorités à accélérer la mise œuvre des recommandations de la CVJR et la mise en place des collectivités locales, renforcer le dialogue avec la société civile. Elle a exhorté le secteur privé à mieux s’organiser afin de contribuer à la création d’emploi.

La dernière déclaration est celle des partenaires techniques et financiers au Togo. Elle a été lue par la Coordonnatrice du Système des Nations Unies au Togo, Mme Khardiata Lo N’diaye. Les partenaires au développement ont relevé qu’en matière de santé, des défis importants, exacerbés par l’actuelle épidémie de la maladie à virus Ebola, restent encore à relever. Ils estiment que ces défis pourraient être mieux traités avec l’accélération des réformes en cours, notamment celles qui touchent au cadre institutionnel. Ils constatent également que la croissance togolaise demeure encore insuffisamment inclusive et ne génère pas suffisamment d’emplois pour enrayer, voire inverser, la courbe du chômage, notamment celui des jeunes. Les partenaires notent aussi l’absence d’avancées notables dans le processus d’organisation des élections locales en 2013 et restent préoccupés par les conditions et critères d’élaboration du budget durant la période. Ils recommandent que la SCAPE reprennent sa place centrale en amont de tous les processus de développement.

Les partenaires relèvent le faible fonctionnement du dispositif institutionnel de coordination, de suivi et d’évaluation des Politiques de Développement (DIPD) et suggèrent un meilleur agencement des priorités à court et moyen terme. Les partenaires recommandent une revue à mi-parcours de la SCAPE en 2015, un engagement soutenu du Gouvernement dans la réforme de l’administration publique et une meilleure prise en compte de l’approche basée sur les droits de l’homme. Ils s’engagent à un meilleur alignement de leurs interventions sur les priorités nationales, à un appui coordonné au renforcement des capacités et à l’utilisation des systèmes nationaux pour la délivrance de leur aide.

Le Premier Ministre a réaffirmé l’engagement de la primature à une meilleure coordination du CNPPD et annoncé que le Ministère de la Planification, du Développement et de l’Aménagement du Territoire fera une communication en conseil des ministre sur le sujet.

La SCAPE se fonde sur un diagnostic approfondi des principaux défis du pays, tels que révélés par les récentes enquêtes économiques et sociales et par l’expérience des 2 précédents cycles de planification. Ceux-ci ont permis au Togo de renouer avec une croissance robuste de près de 5 % en moyenne et d’infléchir légèrement le taux de pauvreté (- 3 % entre 2006 et 2011), même si l’impact en termes d’équité a été très mitigé.

PNUD Dans le monde

Vous êtes à PNUD Togo 
Aller à PNUD Global

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe