Professionnalisation de la presse togolaise : l'engagement des Nations Unies

7 juil. 2014

Les médias togolais veulent écrire une nouvelle page de leur histoire.Photo PNUD Togo/EK

Les médias togolais peuvent-ils relever le pari de la professionnalisation? En décidant d’organiser les états généraux de la presse qui se sont tenus du 30 juin au 02 juillet derniers, les quelques 223 journalistes, patrons de presse du public comme du privé, décideurs et partenaires, comptent apporter de profondes mutations au sein de ce secteur clé, véritable baromètre d’un État de droit et de démocratie. Des experts venus du Bénin, du Tchad, du Niger, du Burkina Faso et de la France étaient aussi présents dans le cadre d’un partage d’expériences.

"La presse togolaise est à un important tournant de son histoire" Elle a à relever à la fois, les défis liés à la professionnalisation, des défis économiques, des défis de transparence et d’éthique, mais aussi d’adaptation à un environnement technologique qui a beaucoup évolué, a déclaré Khardiata Lo N'diaye, Coordonnatrice du Système des nations Unies et Représentante résidente du programme des Nations Unies au Togo, à l’ouverture de ces assises qui a connu la présence du Premier ministre, des membres du gouvernement, autorités de régulation du Niger, Bénin, Tchad et du Burkina-Faso, ainsi que des experts venus de la sous-région et de la France.

"Les difficultés de la presse togolaise sont en effet bien connues, a dit le Premier ministre togolais, Arthème Ahoomey Zunu.Et de citer pêle-mêle : carences en formation des journalistes, coût élevé des intrants dans la production, exiguïté du marché de la publicité, qualité approximative des productions, presse à la solde des politiques et d’intérêts étrangers à la presse et à son émancipation, réseau de distribution mal organisé pour la presse écrite, cadre juridique quelque peu dépassé avec l’avènement des nouveaux médias électroniques.

Aujourd’hui, on recense sur l’ensemble du territoire, une soixantaine de radios, 12 stations de télévision et plus de 500 titres qui paraissent plus ou moins régulièrement.

Mme Lo N'diaye a salué l’initiative du gouvernement, notamment le ministère de la communication et inviter les participants à mettre à profit ce cadre de discussions, d’échange et de partage pour "crever les abcès, panser les plaies, cicatriser les blessures pour un nouveau départ de la presse togolaise dont la vision devra désormais se baser sur les bons acquis du présent et un professionnalisme sans concession ".

Elle a également réitéré l’engagement des Nations Unies à aider la presse togolaise à "relever à la fois des défis liés à la professionnalisation, des défis économiques, de transparence et d’éthique mais aussi "d’adaptation à un environnement technologique qui a beaucoup évolué face à une demande qui ne l’a pas moins été".

Depuis de nombreuses années, le Système des Nations Unies au Togo s’est toujours attelé à renforcer les capacités de la HAAC (aute autorité de l'audivisuel et de la communication), des organisations d’autorégulation des média et de l’ensemble des journalistes et acteurs de la presse, afin de contribuer à l’établissement d’un climat propice à la libre expression, au respect des libertés publics et à une certaine professionnalisation du métier. Grâce à ses interventions, les élections législatives de 2007, les présidentielles de 2010, et le scrutin législatif de 2013 se sont déroulés dans un climat apaisé.

Parmi les recommandations lues à la fin des travaux, on note l’amélioration des conditions de travail et de vie des journalistes, la mise en place d’une véritable union des organisations de presse, l’amélioration du cadre juridique, la mise en place de véritables entreprises de presse, le respect de l’éthique, de la déontologie et la prise en compte des questions de genre dans le secteur.



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