TOGO : Selon le Directeur Afrique du PNUD, le contexte de fragilité des pays ne remet pas en cause l’ambition de l’émergence et de la transformation structurelle de l’Afrique.

31 mai 2014

"La croissance actuelle de l'Afrique reste insuffisante pour réduire le taux de pauvreté" selon Mar Dieye. Photo Pnud Togo/EK

Au terme d’une visite officielle de cinq jours au Togo, Abdoulaye Mar Dieye, Directeur du Bureau régional pour l’Afrique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a appelé les Etats africains à redoubler d’efforts, malgré le taux de croissance de leurs économies enviables, pour atteindre, voire dépasser les objectifs internationaux de développement.

Hôte de la troisième réunion ministérielle des Etats fragiles du g7+ à Lomé, le Directeur Afrique du PNUD, a déclaré que la lutte contre la fragilité est une tâche immense qui requiert la participation de toute la communauté internationale. « Même en restant un phénomène répandu dans toutes les régions du monde, la fragilité semble avoir pris pied en Afrique » a-t-il dit. « La fragilité des Etats peut être sensiblement réduite en ciblant  efficacement le renforcement en amont des communautés à la base, afin de les rendre mieux à même d’absorber d’éventuels chocs et éviter un effondrement des institutions et de la société. »

A la suite des pays du g7+, M. Dieye estime que les OMD tels que définis en 2000, n’avaient pas pris en compte les besoins spécifiques des pays en proie aux effets des conflits, de la violence et de l’insécurité, ce qui rendait l’atteinte des OMD quasiment impossible dans ces pays.’’ Il a confirmé l’engagement du PNUD en faveur des Etats fragiles, et sa volonté d’étendre l’appui fourni aux pays du New Deal. « Notre objectif commun est de conjuguer nos efforts pour faire en sorte que les Etats passent du stade de fragilité à celui de l’émergence » a-t-il déclaré

En marge de sa visite, M. Abdoulaye Mar Dieye a également animé une conférence publique co-organisée par le PNUD et le gouvernement sur le thème : « Perspectives croisées de développement et de l'émergence de l'Afrique ».
Devant un parterre de plus de 400 personnes composé de membres du gouvernement, de représentants des partis politiques, du corps diplomatique, de membres de la société civile et de jeunes, M. Dieye a partagé sa vision sur l’évolution du continent. « La grande question que l’on doit se poser est celle-ci: est-ce-que le développement de l’Afrique est efficace? » s’est-il interrogé. M. Dieye estime qu’au regard de l’évolution de l’indice de développement humain, l'amélioration globale du niveau de vie en Afrique est indéniable, mais le défi des OMD et de l’émergence reste entier.

« La croissance actuelle de l’Afrique est une évolution historique qu’il faut saluer. Mais elle est encore insuffisante en quantité et en qualité pour réduire efficacement la pauvreté et assurer l’émergence. Si les tendances actuelles se poursuivent, on n’atteindra pas l’objectif de réduction de la pauvreté en Afrique avant 2031.

Il faut une transformation structurelle des économies africaines qui passe par la diversification » a déclaré M. Dieye. « Les études disponibles ont révélé que seulement 15 % de la valeur ajoutée provenant des secteurs porteurs de croissance en Afrique est retenue sur le continent et au profit des populations. L’enjeu pour nous, c’est de faire une transformation structurelle de nos économies pour qu’il y ait beaucoup plus de valeur ajoutée interne et assurer que les secteurs soient intégrés » a-t-il ajouté.

Par ailleurs, « aucun pays africain ne pourra connaître l’émergence tout seul. L’intégration économique est un impératif  qui est insuffisamment reflété dans les stratégies et visions à moyen et long terme des Etats. »

Le Directeur Afrique du PNUD, qui a également eu des séances de travail avec les dirigeants des 3 grandes banques publiques et privées régionales dont le siège est situé à Lomé, a affirmé que , ECOBANK Transnational Incorporated, la Banque Ouest Africaine de Développement et la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO, avaient une nette longueur d’avance sur les Etats en matière d’intégration économique du continent ». Le PNUD et ces institutions ont exprimé leur volonté de coopération pour soutenir ce processus a-t-il ajouté.

Durant son séjour togolais, le Directeur Afrique du PNUD a eu plusieurs rencontres avec les hautes autorités du pays, , le Premier ministre, le Ministre du Plan, Il a également eu des séances de travail avec la famille des Nations Unies au Togo, le corps diplomatique et les partenaires techniques et financiers présents dans le pays.

Il a exhorté les acteurs politiques à plus de concertation et de dialogue pour préserver la paix. « Le dialogue entre acteurs politiques  est essentiel pour construire des institutions solides qui réduisent la fragilité du pays. Le PNUD continuera d’appuyer le dialogue afin de favoriser des processus politiques inclusifs et consensuels » a-t-il affirmé.

Le Togo se prépare à organiser de nouvelles élections présidentielles en 2015, après celles de 2010. Le scrutin législatif de 2013 a été salué par tous. Le PNUD s’y était indirectement impliqué en apportant notamment son appui à la société civile pour le déroulement pacifique de ce scrutin et en contribuant au renforcement des capacités de prévention des conflits post électoraux à travers la formation en maintien de l’ordre de 5000 agents de sécurité et de défense.

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