Des organisations syndicales d’Afrique réfléchissent sur l’agenda post 2015 sur les OMD

27 juin 2013

Lomé, 27 juin 2013 : Comment mieux préparer les organisations syndicales africaines à prendre part aux débats sur les orientations de développement dans leur pays lors des consultations nationales post 2015 sur les Objectifs du millénaire pour le développement? C’est l’enjeu d’une rencontre régionale qui réunit, du 26 au 28 juin à Lomé, une trentaine de leaders et cadres syndicaux de pays francophones et anglophones d’Afrique.

Selon une note de l’organisation Régionale Africaine de la Confédération Syndicale Internationale, CSI-Afrique, initiatrice de cette rencontre, « la plupart des politiques et stratégies mises en œuvre sur le continent ne permettent pas d’enclencher le développement et ne riment pas avec les réalités que vivent les populations.» Elle estime que les facteurs à la base de cette situation mitigée sont entre autre, le manque de vision politique et de stratégie de développement, la mauvaise gouvernance et influence de groupes d’intérêt, l’adoption de politiques inappropriées, la faible implication des syndicats dans les processus et stratégies de développement, les difficultés de l’environnement économique international, la marginalisation de l’Afrique sur la scène économique mondiale, l’influence des puissances étrangères, des incohérences au niveau des stratégies de mobilisation des ressources pour le développement.

Invitée à partager le rôle que jouent les Nations Unies dans la conduite des consultations nationales à travers les pays identifiés dans le monde, la Coordonnatrice du système des Nations Unies au Togo et Représentante Résidente du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Mme Khardiata Lo Ndiaye, a axé son intervention sur quatre points : les perspectives mondiales dans la réalisation des OMD, la relation entre croissance économique et OMD en Afrique, les perspectives des OMD en Afrique à l’aune des consultations post 2015 et, enfin les défis et le rôle que peuvent jouer les organisations syndicales sur les questions de développement en général. "Les organisations syndicales et de la société civile sont des partenaires de premier plan dans ce débat sur le futur que nous voulons construire après l’échéance de 2015" a-t-elle déclaré. Selon Mme Lo Ndiaye "l’Afrique est encore en attente de la pleine réalisation de ses objectifs, malgré les progrès réalisés". Les efforts doivent être poursuivis a-t-elle dit et « les nouvelles préoccupations doivent être prises en compte : notamment la promotion de l’industrialisation de l’Afrique pour une vraie transformation structurelle des économies, et que la question de l’emploi décent, particulièrement pour les jeunes,soit au cœur des urgences nationales. La Coordonnatrice du système des Nations Unies au Togo a également rappelé d’autres préoccupations émergent des consultations en cours, notamment le soucis d’une éducation de qualité et qualifiante, l’urgence d’œuvrer à la réduction des inégalités et l’importance d’une gouvernance efficace, fondée sur des institutions fortes et crédibles, dans le combat contre la pauvreté.

Cette communication a été suivie d’un débat. Entre autre interrogations des syndicalistes, comment expliquer la disparité dans les progrès au niveau des pays ; pourquoi la croissance économique de certains pays n’a pas eu un réel impact dans la réalisation des OMD, etc. Assisté de l’Economiste Principal du PNUD, Nicolas Kazadi, la diplomate onusienne a répondu aux questions et exhorté chacun à participer à la construction d’une société meilleure. A l’issue de cette rencontre, les délégués devront formuler des propositions sur les axes stratégiques d’un nouveau cadre de développement pour l’Afrique faisant ressortir la vision du mouvement syndical africain.

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