Renforcement du rôle de conservation du système national d'aires protégées au Togo

Introduction

 Crédits photo: PNUD TOGO.

Suite aux bouleversements socio-politiques qui ont agité le pays dans les années 90 et au retrait quasi-total des programmes de coopération pour le développement international, le système AP du Togo, en même temps qu’une grande partie des infrastructures du pays, a connu un sérieux déclin. Les parcs et les réserves nationaux sont mal gérés, il n’existe pas de stratégie globale de gestion des AP, les cadres juridique et politique sont devenus inadéquats, les ressources sont très limitées et le personnel ne dispose pas des moyens, de la formation et de la motivation nécessaire pour faire son travail.

Dans la Réserve de faune Oti-Mandouri et le Parc national de la Kéran adjacent, les limites des AP ne sont pas respectées et les communautés locales les ont envahies pour cultiver, faire paître du bétail et installer des villages, détruisant les habitats avec une exploitation non durable. Les conflits entre la faune, les paysans et les éleveurs s’aggravent, exacerbés par la pression supplémentaire qu’exercent les populations transhumantes et leur bétail, ainsi que les changements climatiques. La faune autrefois abondante de ces deux AP, dont le regroupement forme le Complexe Oti-Kéran-Mandouri (OKM) a en grande partie disparu.

Cette situation menace la biodiversité de l’écosystème régional, car ces sites font partie de corridors traditionnels de migration des éléphants et autres grands mammifères. Il s’est avéré important de renverser les tendances en rétablissant une AP Complexe OKM fonctionnelle, en aidant les communautés riveraines à lancer des activités de gestion des ressources naturelles et de nouvelles activités génératrices de revenus durables, à rétablir un système national d’AP fonctionnel au Togo et à préserver les liens de l’écosystème régional avec les pays voisins pour permettre la migration de la faune et le repeuplement du Complexe OKM par les animaux sauvages.

Objectifs

Renforcer la gestion du système d’aires protégées du Togo afin d’améliorer sa contribution à la conservation de la biodiversité en appliquant des approches efficaces de réhabilitation et de gestion des AP.

Objectifs spécifiques

  1. Amélioration du cadre d’action, juridique et institutionnel du domaine d’AP couvrant environ 578.000 hectares
  2. Gestion efficace du Complexe d’AP OKM (avec 179.000 ha de superficie d’aires protégées) pour contrer les menaces que le braconnage, les feux non contrôlés et le pâturage font peser sur la biodiversité.

Ce que nous avons accompli à ce jour



Résultats escomptés :

  1. Systèmes d’AP gérable et représentatif mis en place grâce à la « rationalisation » (appelée "requalification" au Togo) du système d’AP ;
  2. Cadre stratégique amélioré pour la gestion des AP du Togo qui oriente le développement à long terme du système d’AP
  3. La Direction de la faune et de la chasse (DFC) et d’autres parties prenantes impliquées ont amélioré leurs capacités à gérer les AP grâce à une formation ciblée et à la fidélisation du personnel ;
  4. Un système de suivi des AP du Togo est opérationnel
  5. Le gouvernement et les partenaires s’entendent sur un budget du système d’AP revitalisé suffisant pour couvrir les fonctions de base des AP
  6. Un réseau de soutien national pour la gestion de la biodiversité – composé entre autres de parlementaires, d’autres notables togolais, d’ONG/OSC et de partenaires internationaux – défendra une saine gestion des AP ;
  7. Le fonctionnement du Complexe OKM est amélioré : (1) les frontières des AP qui le composent sont légalement fixées (les polygones des AP du complexe sont définis par SIG, les lois légalisant le statut foncier sont adoptées et les frontières des AP sont délimitées sur le terrain), (2) l’infrastructure d’AP est réhabilitée et (3) le personnel et les parties prenantes sont formés pour assurer les fonctions vitales de surveillance et de respect des AP
  8. Le Conseil d’administration du Complexe OKM est constitué et fonctionne comme un forum pour coordonner la gestion des AP pour l’ensemble du Complexe OKM et assurer la participation des parties prenantes aux principales prises de décisions
  9. Des outils efficaces de gestion des AP du Complexe OKM sont institutionnalisés : (i) plans de zonage participatifs, (ii) plans de gestion pour chaque aire protégée et pour le complexe, (iii) plan d’activités qui identifie les options de génération de revenus durables afin de supporter les coûts de gestion du complexe et de créer des revenus locaux grâce au partage des bénéfices, (iv) système de suivi écologique à long terme mis en place
  10. Les droits de propriété et d’exploitation des communautés adjacentes des AP sont clarifiés grâce à des activités de sensibilisation et de définition participative, et sont appliqués entre autres à l'aide d'outils de cogestion adaptatifs
  11. Une série de moyens de subsistance durables proposés aux populations résidentes et aux utilisateurs transhumants ont été testés, montrant comment la pression sur les ressources OKM peut être réduite
  12. Le couloir vital de migration de la faune entre les complexes OKM et W-Arly-Pendjari (WAP) est défini et les mesures d’amélioration de la connectivité écologique entre ces deux complexes sont mises en œuvre.

Etat d'avancement par produit:

  • Projet lancé les 29  et 30 mai 2012
  • Equipe de coordination mise  en place
  • Consultation avec les acteurs sur le terrain achevée
  • Evaluation de l’efficacité du complexe OKM faite

Défis et enjeux

Depuis le bouleversement socio-politique dans les années 1990, ce projet est en soi, le premier projet national  de conservation de la biodiversité. Le défi est alors considérable en ce qui concerne les attentes non seulement du gouvernement et des communautés riveraines, mais aussi de collaborer avec les institutions telles l'UEMOA. En outre, le projet vise à mettre en place les conditions de restauration de la biodiversité qui va certainement permettre au Togo de rejoindre dans les prochaines années le PAPE qui est une  initiative régionale pour la conservation de la biodiversité pilotée par le Burkina, le Bénin et le Niger en partenariat  l'UE, l'UEMOA et le PNUD.

Financement

Nom du donateur Montant de la donation
2012
FEM 1 220 000 USD
UEMOA    500 000 USD
UNDP TRAC    500 000 USD
2013
PNUD 117 000 USD
FEM 363 900 USD
UEMOA 277 344 USD
Gouvernement  50 000 USD
2014
FEM 445 084 USD
PNUD   50 000 USD
UEMOA 204 956 USD
Gouvernement   73 800 USD

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