A propos du Togo

Introduction

 Une scène du Grand marché de Lomé, l'un des poumons économiques du pays. Crédit photo : PNUD TOGO

Le Togo est un pays d’Afrique de l’Ouest situé entre le Ghana et le Bénin. D’une superficie totale de 56.785 km2 pour 6,2 millions d’habitants, le pays forme un couloir vers les pays de l’hinterland, notamment le Burkina Faso, le Niger et le Mali. Il est situé dans la zone tropicale humide offrant toutefois des savanes arborées plus sèches à l’extrême nord.

Après avoir été délaissé par les bailleurs de fonds pendant une dizaine d’années, du fait d’une crise politique prolongée, le pays a renoué avec la pleine coopération internationale à travers le retour progressif des partenaires techniques et financiers entre 2007 et 2008. Les réformes engagées par le pays lui ont permis d’atteindre le point d’achèvement de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) en décembre 2010, engendrant un effacement massif de la dette extérieure (80%), ce qui  a favorisé une reprise économique progressive.


Histoire

 

L'histoire du Togo a été marquée par la colonisation, tout d'abord par les Portugais, les Allemands à partir de 1883, puis les Français. Entre le XVIIe et le XVIIIe siècle la bande côtière entre le royaume Ashanti, dans l’actuel Ghana et celui du Danhomè dans l’actuel Bénin, était un espace libre mais déjà visité par les Portugais, Danois et Hollandais. Ils y avaient établi des ponts de commerce.

 

Plus tard, un explorateur allemand, Gustav Nachtigal, signa un accord de protectorat (Schutzgebiet), le 5 juillet 1884 avec un chef local, le roi Mlapa III qui contrôlait un territoire autour du lac Togo. De ce protectorat l’Allemagne établit son autorité sur l’intérieur du pays en baptisant ce périmètre d’un peu plus de 90 000 km², Togoland.

 

Après la défaite des allemands, les Français et les Britanniques se partagèrent l'occupation du territoire, une décision qui fut confirmée le 10 juillet 1919 . Le Togo devint alors un mandat de la Société des Nations (SDN), partagé entre la française (le nord appelé le «Togo français») et britannique (l'ouest appelé le «British Togo»). Le Togo français obtint une superficie de 56 600 km², le Togo britannique, 33 800 km².

 

Le Togo est le seul pays d'Afrique à avoir vécu sous colonisation allemande, sous domination britannique et enfin sous mandat français. Il fut, par la suite, un des premiers pays, à se doter d'institutions politiques et électorales. Les partis politiques togolais travaillèrent activement à l'évolution du statut du pays mais se divisèrent en deux camps, opposés dans leurs objectifs.

 

Le 27 avril 1960 le Togo devient indépendant et obtient un siège à l'ONU en septembre de la même année. Sylvanus Olympio est élu président aux dépens de Nicolas Grunitzky. 

 

En 1963, l'Afrique des indépendances connut son premier coup d'État. Sylvanus Olympio refuse la réintégration dans l'armée togolaise des soldats qui avaient combattu au sein de l'armée française pendant la Guerre d'Algérie. Un comité militaire insurrectionnel fait appel à Nicolas Grunitzky, qui fut élu président en 1963, tout en adoptant une nouvelle Constitution.

 

Cependant, les difficultés persistent et le 13 janvier 1967, les militaires prennent à nouveau le pouvoir. La Constitution est suspendue et l'Assemblée nationale dissoute. Kléber Dadjo occupe provisoirement le poste de Premier ministre. Gnassingbé Eyadema,  prend le pouvoir pour un long règne de 1967 à 2005, année de son décès. Son fils Faure Gnassingbé est porté à la magistrature suprême. Cinq ans plus tard il se représente à la présidentielle et l’emporte à nouveau après validation des résultats, le 18mars2010, par la Cour constitutionnelle.

Défis

 

Le Togo a fait des progrès considérables au cours des dernières années, mais des défis économiques et institutionnels majeurs subsistent et entravent son développement. La pauvreté a reculé, mais demeure élevée puisqu’elle concernait 58,3% de la population en 2011.

 

Si le Togo a fait des progrès dans le domaine de l’éducation primaire et le contrôle du VIH/SIDA, six des huit Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) ne pourront être atteints en 2015.  La population demeure très jeune, les moins de 25 ans représentant 60 % de la population totale, avec des taux de chômage et de sous-emploi particulièrement élevés chez les jeunes (respectivement 8.1 et 20.5 %).

 

Si des progrès ont été réalisés vis-à-vis des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), nombre d’entre eux ne seront probablement pas atteints d’ici 2015. L’avancée la plus remarquable concerne l’éducation primaire pour tous, le taux net de scolarisation (TNS) en primaire étant passé de 74.6 % en 2006 à 81.8 % en 2011. La pauvreté a reculé de 3 points de pourcentage sur la même période, mais la hausse de l’extrême pauvreté, dont le taux est passé de 28.6 à 30.4 %, appelle à une croissance qui soit davantage pro-pauvres.

 

En dépit de réformes facilitant la création d’entreprise, le climat des affaires reste peu favorable et le Togo se classe 156ème sur 180 pays dans le palmarès Doing Business 2013.

 

Sur le front politique, des élections législatives ont été organisées en juillet 2013 et un nouveau parlement siège depuis septembre. Quatre partis sont représentés dans la nouvelle assemblée : le parti présidentiel UNIR (62 sièges), le collectif « Sauvons le Togo » (19 sièges), la « Coalition Arc-en-ciel » (6 sièges), l’UFC de M. Gilchrist Olympio (3 sièges), et « Sursaut national » (1 siège).

 

Suite aux élections, M. Ahoomey-Zunu a été reconduit par le Président de la République dans ses fonctions de Premier Ministre, et a formé un nouveau gouvernement resserré (27 membres contre 32 auparavant). Ce gouvernement est largement dominé par l’UNIR, et comprend 3 ministres issus de l’UFC. Ses 4 priorités politiques sont :

- l’intensification des actions déjà entreprises dans les secteurs sociaux prioritaires (santé, éducation, emploi des jeunes, eau et assainissement) ;

- le renforcement des bases pour une croissance économique sans laissés pour compte (gouvernance économique, redressement des finances publiques, lutte contre la corruption…) ;

- l’achèvement des réformes constitutionnelles et des institutions ; et

- la promotion d’une politique étrangère pacifique et solidaire.

 

Sur le plan de la gestion des ressources naturelles, les réformes liées à la Société nouvelle des phosphates du Togo (SNPT), créée en 2009, commencent à donner des résultats : la production s’est accrue de 28.4 % en 2012. L’amélioration de la gouvernance dans le secteur cotonnier a également favorisé un bond de 49.4 % de la production en 2012. Le clinker et le ciment ne sont pas en reste, avec un taux de croissance annuel supérieur à 5 %.

Résultats

Alt text for sample imageL'amélioration des infrastrustrures routières, un des facteurs de développement du pays. (Photo PNUD Togo)

 

Après un taux de croissance estimé à 5.0 % en 2012, les perspectives pour 2013 et 2014 sont favorables, grâce aux réformes et aux investissements, autour de 5.3 % et 5.5 %.

 

Le Togo œuvre pour mettre son industrie extractive en conformité avec les normes internationales en 2013 et améliorer la gestion durable des ressources naturelles.