Lomé, 15 mai 2007 : C’est au cours
d’une assemblée générale
tenue à Lomé les 15 et 16 mars derniers,
qu’une trentaine d’ ONG a porté
sur les rails la section togolaise du Réseau
Afrique 2000. Ce regroupement de structures communautaires
et d’associations entend renforcer la capacité
des communautés locales à lutter
contre la pauvreté à travers des
actions novatrices visant à réaliser
un développement durable
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La cérémonie d’ouverture a
été coprésidée par
Mme Rosine Sori-Coulibaly Représentante
Résidente du Pnud au Togo et le Directeur
de cabinet du Ministre de l’Economie et
du Développement. Les deux hauts responsables
ont exhorté les participants a élaborer
un plan stratégique assez ambitieux afin
ne pas faire de ce réseau un regroupement
de plus.
L’idée de la création du réseau
Afrique 2000-Togo est née à la suite
d’une mission effectuée grâce
à l’appui financier du PNUD par une
équipe de trois personnes en Ouganda et
au Rwanda. Au cours de leur mission, ils ont réalisé
que les atouts de “Africa 2000 Network”
(A2N), était un outil de travail fiable
et d’échange pour le développement
des communautés à la base.
A2N fut lancé en 1989 avec l’appui
des gouvernements du Canada, de la Norvège,
du Danemark, de la France et du Japon. Son programme
d’action a consisté à apporter
aux organisations et groupes de communauté
locale, de petites subventions et des appuis en
renforcement de capacités principalement
dans les domaines de la gestion de ressources naturelles
et de moyens de subsistance durable. Depuis 1989,
près de 1000 subventions ont été
accordées aux organisations communautaires
de base des 12 pays participants. Le réseau
devient en 2004 une organisation autonome légalement
constituée aux niveaux régional et
national et opère de nos jours comme une
initiative africaine, dirigée par les Africains
pour les Africains.
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Le réseau travaille avec les communautés
dans le cadre de la gouvernance décentralisée
avec pour but principal le renforcement des communautés
pour assurer qu’elles participent effectivement
à l’élaboration des plans
de gestion de développement garantissant
ainsi le partenariat et la responsabilité
mutuelle l’égard du développement
et de la mise en place de ses programmes.
Dans les trois années qui se sont écoulées
le Réseau avec l’appui du PNUD s’est
concentré sur la promotion de la gestion
participative de développement, une méthodologie
que le réseau a expérimentée
dans les 12 pays où il intervient. La gestion
participative de développement comprend
l’utilisation des processus et pratiques
participatifs et vise à accroître
la participation communautaire dans la planification
du développement décentralisé
à tous les niveaux de la gouvernance locale.
A travers ces processus, les hommes et les femmes
ont été outillés à
élaborer et à mettre en œuvre
par eux-mêmes leurs propres solutions aux
problèmes environnementaux et économiques.
Ceci implique la conservation/gestion des ressources
naturelles, l’augmentation de la production
agricole pour l’accroissement des revenus
et la sécurité alimentaire, l’amélioration
de l’agroforesterie, des techniques agricoles
intégrées, le renforcement des associations
paysannes, la mise en œuvre de nouvelles
méthodes piscicoles et la résolution
d’autres préoccupations de la vie
comme le VIH/SIDA, les questions de genre et de
droits de l’homme et le défi d’un
environnement sain.
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