La
mobilisation du Système des Nations
Unies en faveur de cette région
considérée comme la plus
défavorisée du pays
Selon
les résultats d’une enquête
réalisée en 2006, la région
des Savanes a l’indice de pauvreté
le plus élevé du Togo, soit
90,5 % par rapport à une incidence
moyenne nationale de pauvreté de
61,7 %. Dans le domaine de l’éducation,
le taux de scolarité est de 57,9%
contre une moyenne de 77 % au plan national.
En matière de santé, les
indicateurs ne se portent pas mieux. Avec
ces données, la région des
Savanes confrontée également
à des conditions climatiques très
variables, apparaît comme une zone
défavorisée qui mérite
une attention particulière de la
part du Gouvernement et des partenaires
au développement.
Cette
situation a motivé les agences
du Système des Nations Unies à
faire de cette région, une zone
de concentration de leurs interventions.
C’est ainsi que de 2002 à
2007, plusieurs programmes y ont été
lancés. On peut citer entre autres,
le Programme Service Intégré
de Base et de Planification Sociale (SIB/PS),
le Programme Santé/Nutrition (SN)
et le Programme Protection des femmes
et des enfants de l’UNICEF ; les
projets de la FAO relatifs à la
restauration de la fertilité des
sols au renforcement des radios rurales
et à la diversification et production
animale. Il faut citer l’aménagement
et l’équipement de formations
sanitaires dans le cadre de la santé
de la reproduction ainsi que les activités
de sensibilisation sur l’équité
du genre promues par l’UNFPA ; les
appuis à la Direction régionale
de la Santé par l’OMS ; le
Projet de Développement Rural Intégré
dans la Région des Savanes (PDRIS)
du PNUD avec les volets aménagement
hydro agricoles pour l’augmentation,
la diversification et la valorisation
des productions agricoles; le développement
du micro entreprenariat villageois; l’amélioration
de l’environnement scolaire par
la mise en place des cantines scolaires;
l’accès des populations rurales
à l’eau potable par la réalisation
des forages.
Les
"Communes du Millénaire",
attentes et défis

La
région des Savanes est
l'une des plus pauvres du Togo
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La
rencontre de Dapaong a été
aussi l’occasion de lancer officiellement
le processus de formulation du projet
conjoint « Communes du Millénaire
» par la validation des critères
de choix de ces communes avec les partenaires
nationaux.
Le projet «Villages du Millénaire»,
dénommé Commune du millénaire
au Togo, (en raison de la loi sur la décentralisation
qui crée des communes rurales),
est né en 2005 d’un partenariat
entre l’université de Columbia
aux Etats Unis et l’ONU en vue de
l’atteinte des 8 objectifs du millénaire
pour le développement.
Il vise le développement des communautés
rurales africaines dans les domaines de
la santé, de l’éducation,
de l’agriculture, de l’environnement,
de l’économie, de l’énergie,
et leur autonomisation rendue possible
par une prise de conscience collective.
L’expérience déjà
en cours en Afrique concerne douze (12)
villages localisés dans 10 pays
africains (Ethiopie, Ghana, Kenya, Mali,
Nigeria, Rwanda, Sénégal,
Tanzanie, Ouganda, Malawi). Chacun des
12 villages est situé dans une
zone agro – écologique bien
définie par les caractéristiques
suivantes : aride ou humide, ou en basse
terre, céréalière
ou pastorale, marquée par une grande
famine, une forte prévalence en
maladies, un manque d’accès
aux soins médicaux et une carence
sévère en infrastructures.
Il s’agit de répondre au
lot de défis en matière
d’agriculture, d’eau et de
maladie auxquels fait face le continent
en mettant en œuvre des stratégies
appropriées
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