Objectif 8: Mettre en place un partenariat mondial pour le développement
Classé parmi les pays les moins avancés, avec un indice de développement humain estimé à 0,499 selon le Rapport sur le Développement Humain 2009 du PNUD, le Togo a été caractérisé depuis plusieurs années par la suspension de la coopération avec ses principaux partenaires au développement et une importante accumulation de la dette publique. Au vu de l'ampleur des défis à relever au niveau des 7 premiers OMD, le Togo doit développer un partenariat renforcé avec la communauté internationale pour compléter les ressources internes afin de réinvestir dans le développement humain pour la réalisation des OMD. Le pays, qui sort depuis 2006 d'une crise sociopolitique avec un passif important qui n'est pas encore entièrement résorbé, a en effet besoin de ressources importantes.
Aide publique au développement
La crise que le Togo a connue entre 1991 et 2005 a entraîné la suspension de la coopération de plusieurs partenaires au développement notamment celles de l'Union Européennes, des institutions financières internationales (FMI, Banque Mondiale, BAD) et de plusieurs bilatéraux (hors assistance humanitaire). La situation, qui s'était sérieusement détériorée à la suite des élections de 1993 et de 1998, avait entraîné une forte réduction de l'aide publique au développement qui est passée de 52 milliards de F CFA en 1990 (11,9% du PIB) à 24 milliards en 2003 (2,5% du PIB).
L'une des principales conséquences de cette longue suspension de la coopération au développement a été la forte réduction des investissements publics dont le niveau par rapport au PIB est passé de 6,6% en 1990 à 2,8% en 2005. Cette situation a entraîné la détérioration significative des infrastructures économiques (agriculture, routes) et sociales (éducation, santé). A titre de rappel, près de 80% des investissements publics du Togo étaient financés par des ressources extérieures avant les années 90. Bien que la coopération technique autonome ait été épargnée par le recul de l'aide publique au développement, il convient de noter que la coopération technique liée aux projets a été divisée par trois, contribuant ainsi à la dégradation des capacités de planification et de mise en ouvre des projets dans les ministères sectoriels. Enfin, les aides budgétaires se sont taries alors qu'elles représentaient près de 15% de l'aide publique au développement en 1991. Un début de reprise des appuis des partenaires a été en amorcée en 2007 (59 milliards soit 4,8% du PIB) et 2008 (156 milliards soit 11,0% du PIB). Cependant cet accroissement significatif par rapport à 2006 (41 milliards soit 3,6% du PIB) s'explique en grande partie par lest appuis apportés en 2007 dans le cadre des élections législatives et des allégements de dette obtenus en 2008 auprès des pays membres du Club de Paris et d'autres bailleurs de fonds multilatéraux notamment la Banque Mondiale et la BAD. Ces annulations de dette n'ont pas encore permis de dégager une marge de manouvre budgétaire conséquente dans la mesure où elles portent en grande partie sur des arriérés de paiement accumulés depuis le milieu des années 1990.
Dette publique
L'évolution de la dette publique extérieure est marquée depuis le début des années 90 par la situation difficile que le pays a traversée durant la crise sociopolitique. Durant cette période, le Togo avait un accès limité à l'endettement auprès des institutions financières multilatérales et des banques commerciales. C'est ainsi l'encours de la dette publique extérieure est passé de 306 milliards de F CFA en 1990 à 848 en 2007. Il convient cependant de noter que le quasi triplement de cet indicateur s'expliquait en grande partie par la dévaluation de 50% du F CFA en 1994 et l'accumulation continue des arriérés de paiement depuis la fin des années 90. Concernant ce dernier point, il convient de noter que ces arriérés 29 représentaient en fin 2007 près de 30% de cet encours.
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